Un SMS qui reprend un nom, une caisse de retraite, une date de rendez-vous. Un faux conseiller bancaire sur WhatsApp qui connaît déjà les habitudes de la personne. Les résidents d'une résidence autonomie utilisent leur smartphone au quotidien, souvent sans accompagnement au moment précis où un message frauduleux arrive : c'est justement cette autonomie qui les expose, pas leur éloignement du numérique. Les guides et les conférences de prévention informent, mais n'entraînent pas le geste au moment où la pression s'exerce.
Rafi est un programme qui recrée l'intervalle nécessaire avant la décision : simuler le piège pour l'identifier, comprendre la pression qu'il exerce, mesurer si le réflexe s'installe dans la durée. Conçu pour s'intégrer au projet d'animation de votre résidence, avec un résultat chiffré à présenter à votre direction.
Émotion × Urgence × Personnalisation = Arnaque
Les fraudeurs articulent leurs actions autour de trois mécanismes qu'ils maîtrisent : les émotions, la personnalisation, l'urgence. Rafi ne les enseigne pas : il les fait vivre, par une lecture active qui questionne leur vraisemblance et installe le doute avant la décision.
Les leviers émotionnels les plus exploités.
Cette typologie s'appuie sur les travaux de Fischer, Lea & Evans (2013), menés à l'origine pour le UK Office of Fair Trading.
Sources : CNIL / Harris Interactive, décembre 2024. Cybermalveillance.gouv.fr, rapport d'activité 2025. Autorité des marchés financiers, 2024. Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, Banque de France.
Ce constat pousse à faire plus, et autrement. Les techniques évoluent vite : clonage vocal par intelligence artificielle, deepfakes imitant un proche en détresse. La fraude coûte bien plus qu'un montant sur un relevé de compte. La honte de s'être laissé piéger. La perte de confiance en soi qui dure. Le repli sur soi qui suit. Des dégâts que l'argent efface rarement.
Simuler, comprendre, mesurer.
Ils reproduisent les conditions réelles d'une fraude, pour apprendre à la reconnaître avant qu'elle ne coûte cher.
Le détail qui rend l'exercice crédible
L'ordre des messages suit une progression calibrée : la difficulté et l'urgence varient d'un cas à l'autre. Le réalisme se construit aussi dans le détail : nombre de messages, variété des émetteurs, pertinence du moment choisi.
Cette construction réfléchie évite que l'habitude ne prenne le pas sur l'attention.
Ci-contre : quatre exemples de cas, parmi la diversité de ceux proposés en session.




Les signes qui permettaient de repérer un piège s'effacent à mesure que les outils de duplication se démocratisent. La pression qu'un message exerce, elle, reste visible. Un réflexe se construit par ce geste répété au bon moment : s'arrêter avant de décider trop vite.
Je stoppe mon élan.
J'ai lu le message. Je stoppe. Je regarde mon pouce qui allait appuyer, je regarde ailleurs. Deux, trois, cinq secondes. C'est là que tout se joue.
Je sens d'où vient la pression.
Cliquer. Payer. Répondre. Donner. Le message vise toujours une action immédiate. Nommer ce qu'on ressent réduit son emprise sur la décision.
Je sors du message pour vérifier.
Par un autre moyen : quelqu'un de confiance, mon propre navigateur. Changer de contexte rompt le cadre imposé par le message.
Le principe de Rafi, simuler le piège pour ancrer le réflexe, s'appuie sur une expérience de terrain menée par Stanford et l'AARP : un avertissement préalable y réduit la vulnérabilité réelle face à une arnaque simulée, plusieurs semaines après (Scheibe et al., Basic and Applied Social Psychology, 2014).
Stopper s'appuie sur Kahneman (Thinking, Fast and Slow, 2011) et sur Pennycook & Rand (Nature, 2021). Sentir s'appuie sur Kircanski et al. (Psychology and Aging, 2018).
Sortir s'appuie sur Tversky & Kahneman (Science, 1981) et sur la littérature documentant l'isolement comme mécanisme de fraude (Whitty, 2013).
Une bonne performance en session 1 ne prouve rien à elle seule : c'est l'écart mesuré quinze jours plus tard, sans préparation ni révision entre les deux, qui révèle si le réflexe a réellement pris racine.
Session 1
Installer un nouveau réflexe face aux messages frauduleux.
Session 2
Quinze jours plus tard, une seule question : le réflexe a-t-il tenu ?
Remis à l'issue de la session 2, il traduit les résultats individuels en une lecture chiffrée du groupe : résultats, points forts, axes à consolider, données anonymisées. C'est ce document que vous présentez à votre direction.
Exemple illustratif · Rapport Décisionnaire Rafi
Réflexe ancré
Stoppe, sent la pression et décide juste, sans précipitation.
Réflexe en cours
Progression visible, l'ancrage se consolide à l'usage.
Vigilance à renforcer
Décisions trop rapides, la porte reste encore ouverte.
Entre la session 1 et la session 2 :
Lors des sessions pilotes menées en 2025, la phase 2 a systématiquement mis en lumière des progressions que personne n'anticipait, y compris les participants eux-mêmes.
Retours recueillis lors des sessions pilotes menées en 2025.
« Je me suis rendu compte que je tombais beaucoup plus facilement dans les pièges liés aux messages d'un proche ou d'un membre de ma famille. Je ne m'y attendais pas. »Robert, retraité, région parisienne
« Juste le fait de m'arrêter cinq secondes avant de répondre, ça m'a fait gagner 50 % de bonnes réponses sur la deuxième série. C'est troublant de voir ça sur son bilan personnel. »Sophie, cadre, région lyonnaise
Deux sessions, quinze jours d'écart, aucune logistique complexe à prévoir de votre côté.
Le tarif est présenté lors d'un échange avec Jérôme Droulez.
Cette intervention peut s'inscrire dans les dispositifs de financement de la prévention : commission des financeurs de la perte d'autonomie, CDCA, ARS, mécénat.
Une question, un devis ?
Contactez JérômeLa confiance est peut-être ce qui se construit le plus lentement. Entre une marque et ses clients, entre une institution et ses publics. Elle peut être brisée en quelques secondes. Un faux conseiller parfait. Une voix clonée. Une usurpation sans défaut visible.
Jérôme Droulez a passé vingt ans à construire ce lien entre les grandes marques et leurs clients : BNP Paribas, AXA, La Banque Postale, SFR, SNCF. Capter l'attention, donner l'envie de croire, pousser à agir : ces ressorts, il les a mis au service de campagnes pour informer, alerter, mobiliser.
Aujourd'hui, il sait à quel point, détournés, ils deviennent des armes.
Voilà pourquoi Rafi existe : recréer l'instant qui manque, celui où l'on devrait douter avant de faire confiance.
Après les sessions pilotes de 2025, Rafi accompagne ses premières structures partenaires.
« J'entraîne à décider avant que la fraude ne le fasse pour vous. »Jérôme Droulez
Indiquez votre résidence, une date, un profil de groupe : Jérôme Droulez vous répond personnellement, sans engagement.
Le principe global de Rafi, simuler le piège avant qu'il survienne réellement, s'appuie sur une expérience de terrain menée par Stanford et l'AARP (Scheibe et al., 2014), qui montre qu'un avertissement préalable réduit la vulnérabilité réelle face à une arnaque, plusieurs semaines après.
Le geste "Stopper" mobilise la théorie des deux systèmes de Kahneman (2011) et les travaux de Pennycook & Rand (Nature, 2021) sur l'amélioration du discernement par un rappel d'attention. Le geste "Sentir" s'appuie sur les travaux de Kircanski et al. (Psychology and Aging, 2018), qui montrent que l'intensité émotionnelle augmente la vulnérabilité à la fraude.
Le geste "Sortir" s'appuie sur les travaux de Tversky et Kahneman (1981) sur les biais de cadrage et sur la littérature documentant l'isolement comme mécanisme de fraude (Whitty, 2013). Rafi traduit ces mécanismes en réflexes pratiques, vérifiables avant et après la session.
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